Protéger les salariés recrutés pour les fêtes de fin d’année

Travailleur dans la neige, tenue orange de sécurité

Les recrutements pour la période de novembre et décembre se décident généralement en octobre.

 

Entrepôts logistiques, préparation de commandes, livraison, grande distribution, inventaires : des dizaines de milliers de personnes vont rejoindre des sites qu’elles ne connaissent pas, pour une mission courte, avec des horaires étendus.

 

Elles repartiront avant d’avoir intégré la moitié des consignes. Et pendant ces huit semaines, une partie d’entre elles travaillera seule à des moments où plus personne n’est là.

en bref

Le renfort saisonnier cumule méconnaissance du site, formation condensée et horaires élargis.

 

Les pics d’activité étirent les plages horaires, donc créent de nouvelles fenêtres d’isolement là où il n’y en avait pas le reste de l’année.

 

L’évaluation des risques d’un intérimaire relève de l’entreprise utilisatrice, qui connaît le poste réel, pas seulement de l’agence.

 

Un salarié présent huit semaines n’a pas le temps d’acquérir les réflexes qui protègent les permanents.

 

Un parc de protection doit pouvoir monter puis redescendre sans engagement annuel.

Un profil de risque particulier

Le nouvel arrivant ne sait pas où sont les issues, ni les moyens de secours, ni le local technique. Il ne sait pas non plus qui appeler, ni quel est le nom exact du bâtiment dans lequel il se trouve, une information qui paraît secondaire jusqu’au moment où il faut guider les secours sur un site de plusieurs hectares.

 

Sa formation de sécurité est réelle mais condensée. Sur une mission courte, l’accueil tient souvent en une heure, au milieu d’autres informations plus immédiatement opérationnelles. Ce qui est transmis lors de cet accueil est rarement mémorisé au moment utile, surtout quand l’incident survient trois semaines plus tard, un samedi soir, en fin de vacation.

 

S’y ajoute une dimension comportementale bien documentée dans les métiers saisonniers : le salarié de passage hésite à signaler une difficulté ou à interrompre une tâche. Il veut faire bonne figure, il espère parfois être rappelé, et il ne connaît pas assez l’organisation pour savoir ce qui se signale et ce qui ne se signale pas.

 

LA PÉRIODE DE FÊTES, À L’ORIGINE DE NOUVELLES FENÊTRES D'ISOLEMENT

C’est le point que les entreprises voient le moins venir. Le reste de l’année, un entrepôt tourne de six heures à dix-huit heures avec un effectif qui se chevauche largement. En période de pic, les plages s’étirent : ouverture plus tôt, fermeture plus tard, vacations supplémentaires le samedi, parfois le dimanche.

 

Ces extensions créent des extrémités de journée où l’effectif se réduit à quelques personnes dispersées sur une grande surface, voire à une seule. Un préparateur de commandes isolé dans une allée en mezzanine à vingt-deux heures, un agent qui ferme un quai après le départ du dernier camion, un livreur qui termine sa tournée à vingt et une heures dans une zone pavillonnaire : aucune de ces situations n’existe au mois de mars.

 

Le même mécanisme joue dans le commerce. Les ouvertures prolongées de décembre, les inventaires de fin d’année et les réassorts de nuit placent des salariés seuls dans des locaux fermés, souvent les moins expérimentés de l’équipe.

 

qui évalue le risque pour un intérimaire ?

La question revient régulièrement et mérite d’être tranchée clairement, parce que le flou profite à l’accident. L’agence d’emploi est l’employeur juridique et porte des obligations propres, notamment en matière d’information et de suivi. Mais c’est l’entreprise utilisatrice qui connaît le poste réel, l’environnement, les horaires et les situations d’isolement qu’il génère. C’est donc elle qui doit identifier ces situations et fournir les moyens de protection correspondants.

 

Concrètement, cela signifie que l’entreprise qui accueille un renfort en novembre doit s’être posé la question avant son arrivée : ce poste comporte-t-il des moments où la personne sera seule, et si oui, comment donnera-t-elle l’alerte ? Reporter cette question sur l’agence ne tient pas, puisque l’agence ne voit pas le site.

 

Le sujet est d’autant plus sensible que la période de pic est aussi celle où les contrôles de l’inspection du travail se concentrent sur les secteurs logistiques.

Une initiation à la sécurité qui dure 3 minutes

Face à des missions courtes, l’erreur est de vouloir tout transmettre. Mieux vaut un message bref, compris et retenu, qu’un livret d’accueil qui finit dans un casier.

 

Trois informations suffisent à couvrir l’essentiel du travail isolé. Où se trouve précisément le salarié, c’est-à-dire le nom du bâtiment, de la zone ou du quai qu’il doit pouvoir citer. Comment il donne l’alerte, avec un geste unique et appris sur le moment plutôt qu’expliqué. Et qui lui répondra, pour qu’il sache qu’il y a quelqu’un au bout,  point souvent négligé, alors qu’il conditionne l’usage réel du dispositif.

 

Un salarié qui doute qu’on lui réponde n’appuie pas. C’est aussi vrai pour les permanents, mais c’est décisif pour quelqu’un qui n’a pas eu le temps de construire une confiance dans l’organisation.

L'approche de doomap

Le modèle locatif mensuel sans engagement est la réponse directe à cette saisonnalité. Une entreprise peut porter son parc de dix à quarante dispositifs pour novembre et décembre, puis revenir à dix en janvier, sans engagement annuel, sans investissement et sans immobiliser du matériel inutilisé onze mois par an.

 

La mise en service se fait en quelques minutes et ne demande aucune compétence technique : le dispositif arrive configuré, prêt à être remis au salarié. C’est une condition pratique importante quand on équipe trente personnes dans la même semaine.

 

Côté fonctionnement, les dispositifs combinent le bouton SOS et les alertes automatiques — détection de chute, perte de verticalité, immobilité prolongée — dont la sensibilité se règle selon le poste. Tous sont reliés à un centre de télé-alerte joignable en continu, y compris les soirées, week-ends et jours fériés de décembre, qui sont précisément les créneaux où l’encadrement interne est le plus réduit.

EN RÉSUMÉ

Les renforts de fin d’année ne sont pas des salariés au rabais sur le plan de la sécurité, mais ils arrivent dans les pires conditions pour l’apprendre : vite, en nombre, au moment où l’entreprise est sous tension. Leur exposition au travail isolé découle directement de l’extension des horaires qui justifie leur recrutement. C’est maintenant, pendant qu’on organise la période, que la question se règle.

 

Vous préparez vos effectifs de novembre et décembre ? Un conseiller Doomap peut dimensionner un parc temporaire adapté à votre pic d’activité.