Méthode d’évaluation des risques : structurer une démarche efficace de prévention en entreprise

Vue aérienne d’une réunion d’équipe avec ordinateurs portables, tablettes et carnets sur une table de travail.

Évaluer les risques professionnels est une obligation légale pour toute entreprise. Cette démarche structurée permet de prévenir les accidents, de protéger les salariés et d’améliorer les conditions de travail. Formalisée dans le DUERP, elle repose sur l’identification des dangers, leur hiérarchisation et la mise en place de mesures concrètes. L’intégration des données de terrain, des retours salariés et des situations de travail isolé est impérative. Doomap accompagne les entreprises en proposant des solutions PTI adaptées et conformes aux exigences de sécurité.

Pourquoi évaluer les risques professionnels ?

Une obligation légale pour tous les employeurs

L’évaluation des risques professionnels est imposée par le Code du travail (article R4121-1). Chaque employeur doit recenser les risques auxquels ses salariés sont exposés, quel que soit le secteur d’activité ou l’effectif. L’absence d’évaluation ou de mise à jour du DUERP peut entraîner des sanctions en cas de contrôle ou d’accident.

Anticiper les incidents pour protéger les salariés

Identifier les risques en amont permet de prévenir les accidents du travail, les maladies professionnelles et les situations critiques (travail isolé, exposition prolongée, atmosphères dangereuses…). L’objectif est de limiter les conséquences humaines, opérationnelles et financières d’un incident.

Un levier de performance QHSE

Au-delà de la conformité, une évaluation rigoureuse renforce la culture sécurité, améliore la qualité de vie au travail, réduit l’absentéisme et participe à la performance globale de l’entreprise. Elle constitue un indicateur fort dans toute démarche QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement).

Les grandes étapes d’une évaluation des risques

Préparer la démarche : constituer une équipe, définir le périmètre

La première étape consiste à désigner un ou plusieurs référents internes (QHSE, RH, encadrants) et à délimiter le périmètre d’analyse : sites, services, types de postes ou d’activités.

Identifier les dangers réels sur le terrain

Il s’agit d’observer les situations de travail, d’échanger avec les salariés, d’analyser les conditions matérielles, l’environnement, les horaires, les gestes métiers. Tous les dangers doivent être recensés : mécaniques, chimiques, psychologiques, organisationnels.

Analyser les risques : probabilité, gravité, fréquence

Chaque danger identifié est transformé en risque, évalué selon des critères objectifs :

  • Probabilité d’occurrence,
  • Gravité des conséquences,
  • Fréquence d’exposition.

Cette analyse permet de hiérarchiser les priorités.

Classer les priorités d’action selon une grille d’évaluation

Les risques sont classés selon un niveau critique (faible, modéré, important, inacceptable) afin de définir les actions à entreprendre, leur niveau d’urgence et les moyens à mobiliser.

Définir des mesures de prévention concrètes, humaines, techniques et organisationnelles

Chaque risque doit être traité via :

  • Des actions humaines (formation, consignes, sensibilisation),
  • Des moyens techniques (EPI, dispositifs PTI, détection, automatisation),
  • Des ajustements organisationnels (procédures, planning, aménagement de poste).
Deux collaboratrices échangent devant un tableau blanc lors d’une séance de travail collaboratif en bureau.

Les organismes utiles

L’INRS

L’Institut National de Recherche et de Sécurité propose une approche complète de l’évaluation des risques : méthodologie, outils, fiches pratiques. L’INRS insiste sur l’implication des salariés, la prise en compte des différences de genre et la mise à jour annuelle du DUERP.

La CARSAT

Les CARSAT proposent des guides pratiques simplifiés, notamment pour les PME/TPE. Leur méthode en 4 étapes aide à hiérarchiser les risques, à créer un DUER lisible et à mettre en place un plan d’action réaliste.

Le service public

Le portail service-public.fr recense les obligations légales autour du DUERP :

  • Contenu minimum,
  • Modalités de mise à jour,
  • Accessibilité,
  • Durée de conservation (40 ans),
  • Sanctions en cas de manquement.

Éléments à prendre en considération à l’intérieur du DUERP

Intégrer les données de terrain et les retours salariés

Les remontées du terrain enrichissent la qualité du diagnostic : observations d’équipe, incidents mineurs, situations évitées de justesse.

Comment utiliser les entretiens annuels et les retours anonymes pour enrichir l’analyse des risques ?

Les entretiens RH, les enquêtes anonymes ou les boîtes à suggestions permettent de détecter des signaux faibles : inconforts, tensions, habitudes à risque, etc. Ces informations doivent être croisées avec les constats d’audit ou d’observation terrain.

Quels indicateurs RH peuvent être croisés avec les données du DUERP ?

  • Taux d’absentéisme,
  • Nombre et typologie d’accidents du travail (AT/MP),
  • Taux de turnover,
  • Indicateurs liés au climat social ou à la charge mentale.
    Ces éléments aident à ajuster le plan de prévention et à en mesurer l’efficacité.

Intégrer le travail isolé dans l’évaluation des risques

Le travail isolé peut concerner les postes de nuit, les interventions hors site, les déplacements, ou des situations imprévues. Il doit être repéré précisément et mentionné dans le DUERP.

Évaluer les risques spécifiques à l’absence d’assistance

L’absence de contact immédiat aggrave les conséquences d’un incident. Il faut évaluer la probabilité d’alerter, la rapidité d’intervention et les scénarios d’urgence possibles.

Adapter les mesures de prévention 

  • Mise à disposition de dispositifs PTI/DATI adaptés au poste,
  • Réunion d’information sur le sujet du travail isolé pour une réelle prise de conscience
  • Formation à l’utilisation des dispositifs

Structurer les résultats dans le DUER

Contenu du DUERDéroulement des actions définies
Cartographie des risquesPrioriser les actions
Mesures existantesAffecter les responsabilités
Actions à mettre en œuvreDésigner un pilote pour l’action
Nom des responsables Définir une date de réalisation

Le DUER doit être accessible à tous les salariés.

Obligations de mises à jour 
Au moins une fois par an
Après tout changement significatif (procédé, équipement, organisation)
À la suite d’un accident
Professionnelle consultant une tablette devant un mur vitré couvert de post-it colorés.

Doomap : un partenaire pour renforcer votre démarche de prévention

Intégration de solutions PTI dans vos plans d’action

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Conformité réglementaire

Nos solutions s’intègrent directement à votre DUERP et vous permettent de répondre à vos obligations légales tout en renforçant votre culture sécurité.