Les activités interdites par le Code du Travail pour un travailleur isolé

ouvrier grimpant une échelle de chantier

Le travail isolé est défini par une absence totale de vie humaine aux alentours du travailleur.

Ce cas de figure est courant dans de nombreux secteurs d’activité, qu’ils soient agricoles, industriels, bureautiques ou autres.

La réglementation française et le Code du travail, stipulent clairement qu’un employeur doit évaluer et identifier les risques professionnels des travailleurs isolés puis ensuite prendre les mesures qui permettront de renforcer la sécurité du travailleur (article R4543). L’INRS accompagne les chefs d’entreprise dans leur gestion des risques du travail isolé.

Certaines activités sont cependant interdites par la loi dès lors que l’employé est seul, même équipé d’un DATI ! Si elles sont considérées comme trop dangereuses, le chef d’entreprise doit veiller à former au moins un binôme lors de leur planification.

On retrouve dans les activités interdites par le Code du Travail : 

  • L’utilisation de mécanismes de levage
  • Le travail en hauteur (article R4323-61)
  • Les travaux en profondeur (puits, galeries, …)
  • La maintenance liée aux ascenseurs
  • Les travaux électriques hors tension et sous tension
  • Les travaux présentant un risque majeur de chute dans l’eau
  • Les manœuvres d’engins de chantier et de gros véhicules

Ces tâches présentent un risque élevé de probabilité d’accident et ne doivent pas être réalisées seul. Une intervention immédiate serait indispensable pour minimiser les conséquences. En étant seul, l’appel à l’aide serait complexe.

Pour toutes les autres activités professionnelles réalisées de manière isolée, le chef d’entreprise doit équiper ses travailleurs en dispositif d’alarme DATI. Cette exigence a pour objectif de garantir une alerte rapide aux secours. 

Le travail isolé concerne même une secrétaire qui travaille tard dans son bureau alors que ses collègues ont quitté l’établissement. Une personne seule se retrouve inévitablement face à des difficultés majeures pour appeler les secours en cas de malaise, d’agressions physiques, etc.

Les dispositifs DATI possèdent des capteurs performants qui détectent toute chute verticale et toute immobilité anormale. L’activation de l’alarme est activable par une simple pression sur le bouton SOS. Le dispositif “homme mort” donne l’alerte si aucun mouvement n’est confirmé pendant un temps déterminé à l’avance.

La géolocalisation est possible en toutes zones grâce aux capteurs GPS et aux balises indoor. Munis de carte SIM M2M, les appareils sont compatibles dans la majeure partie des pays européens.

Les équipements de protection individuelle (EPI) complètent efficacement la prévention de sécurité du travailleur. Casques, gants, lunettes, chaussures, vêtements etc. assurent une protection physique à condition d’être portés en permanence.

Les obligations légales d’un chef d’établissement s’étendent à la transmission des procédures d’urgence et aux modalités de fonctionnement des systèmes DATI. La formation des employés est impérative afin qu’ils assimilent parfaitement le déroulement des opérations. 

Mieux préparé, le salarié a des chances de mieux gérer les situations à risques. Bien formé, il a pleinement conscience des dangers liés à son poste. Ses gestes sont plus prudents et sa vigilance est renforcée.

La protection du travailleur isolé accompagne parfaitement une démarche RSE de l’entreprise.

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