Les risques psychologiques d’un travailleur isolé

personnes face à face dans un bureau

Le travail isolé, courant dans de nombreux secteurs professionnels, soulève des questions importantes sur les répercussions d’un point de vue psychologique sur les employés. 

Grâce à la modernisation industrielle et à l’évolution des technologies, on constate une augmentation des situations où l’employé travaille seul.

L’isolement amplifie malheureusement les risques professionnels. Physiques car la probabilité d’être secouru rapidement diminue avec le fait de ne pouvoir compter sur un collègue ou une personne extérieure pour donner l’alerte. Psychologiques car travailler seul est parfois source d’angoisses, de stress et de renfermement sur soi-même. Sans compter sur la pression générée par le désir de remplir des objectifs !

Une absence de collaboration, d’échanges verbaux et de soutien social sont des facteurs augmentant sensiblement le risque de pathologies psychologiques. On constate en effet, que pour certains postes (exemple les travailleurs isolés en montagne ou en forêt), la solitude pèse et l’anxiété, face à des dangers potentiels, est amplifiée.

Une situation d’urgence et, l’intervention des secours prend automatiquement plus de temps, contrairement au travail en équipe. Faute de soutien immédiat, en présence de violence, d’agressions ou d’accident grave, le travailleur blessé peut y laisser sa vie ou subir des conséquences corporelles importantes.

Travailler seul est légal mais certaines activités sont interdites par le Code du Travail (exemple : travail en hauteur, travaux électriques ou sorties en mer). Malheureusement, pour des raisons d’organisation, la règle n’est pas toujours appliquée.

Pour réduire l’ensemble des risques professionnels, l’employeur n’a pas d’autre choix de former régulièrement ses travailleurs et de les équiper d’alarmes DATI et d’équipement de protection individuelle EPI. 

Pour mettre en place des solutions adaptées à chaque secteur, l’INRS conseille les chefs d’entreprise. Les accidents les plus fréquents sont : chute de hauteur, blessures suite à l’utilisation d’outils tranchants, collisions de véhicules, …

Bien formés, les salariés sont pleinement conscients des dangers liés à leur poste. Ils adoptent, bien souvent, des réflexes de prudence plus développés.

Les EPI protègent les parties du corps de l’ouvrier : tête, pieds, mains, yeux, etc. Leur usage est réglementé et permet de faire face à de nombreux dangers.

Les DATI, quant à eux, vont pouvoir donner l’alerte automatiquement (ou manuellement). Ils ont donc une importance cruciale auprès du travailleur isolé.

La notion de travailleur isolé se définit par le fait que le travailleur se trouve loin de la vue et de l’ouïe de toute autre personne. Il ne peut donc compter que sur lui-même ou sur le DATI pour déclencher l’alarme.

De plus, ces dispositifs sont aujourd’hui équipés de fonctionnalités modernes et d’une grande performance : détection d’immobilité et de chute, géolocalisation précise, norme ATEX, etc.

Un travailleur équipé de DATI travaille dans des conditions plus détendues et plus sereines. Les risques psychologiques sont atténués par ce sentiment de sécurité. Une baisse de l’absentéisme en découle.

Tout responsable d’établissement a le devoir de veiller sur la santé mentale et physique de ses employés et sur la globalité de la sécurité au travail. 

L’évaluation des risques professionnels et la mise en place de mesures de prévention doivent donc être systématiquement intégrées à une démarche de protection du travailleur isolé. En transmettant aux équipes de travail, les consignes de sécurité et en formant les salariés à une utilisation judicieuse des divers équipements, le chef d’entreprise prouve sa volonté de fournir un environnement de travail plus sûr.

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